La quinzaine des arts de Nouakchott
Un partage inédit d’expériences
La Quinzaine des arts démarre ce 18 juin à Nouakchott. Organisée par l’Association Médiation, cet événement culturel propose jusqu’au 2 juillet, une rencontre et des croisements entre plusieurs formes d’expressions artistiques : Cinéma, Musique, Arts plastiques et Littérature. Plusieurs artistes de différentes nationalités – Mauritanie, Sénégal, Maroc, France, Italie, Belgique – participent au rendez – vous et contribuent de ce fait à briser les barrières matérielles et immatérielles qui se dressent entre les peuples. « La frontière comme espace de mouvement, de résistance, de création » est pour ainsi dire, l’emblème de la manifestation. Pour ce faire, les organisateurs entendent favoriser la transversalité en s’appuyant d’abord sur les expériences et les potentialités locales avant de s’ouvrir à d’autres horizons dans un élan de fraternité et de solidarité. Le programme propose des résidences d’artistes du 18 au 27 juin, au Centre culturel français pour ce qui est de l’atelier de la création musicale et au Centre culturel de la Communauté Urbaine de Nouakchott pour ce qui concerne les ateliers d’arts plastiques et d’écriture. La Maison des cinéastes accueille quant à elle l’atelier de réalisation vidéo. Du 23 au 29 juin, la Quinzaine des arts fera un cheminement avec la Semaine National du Film en montant des expositions d’arts plastiques, de photos et des ciné- concerts à l’Ancienne Maison des jeunes et à l’antenne de la Maison des Cinéastes de Ryad. La journée du 26 juin est à l’honneur de l’Université de Nouakchott qui va organiser une table ronde sur « les tendances de la Littérature africaine », une projection – débat du film « Bamako » de Abderrahmane Sissako, un podium théâtral des étudiants, une exposition d’arts plastiques et de photos, une réalisation d’une fresque collective, Lettres et Arts Plastiques et une soirée artistique de musique, poésies et contes. Le 30 juin, on assistera à un concert – forum au Centre culturel français entre les artistes Mouna Mint Dendenni, Diddal Jaalal, Ousmane Gangué, Monza, Momar Kane et Tahra Mint Hembara. Les mêmes musiciens animeront le 2 juillet au Stade de Sebkha le méga – concert final qui s’accompagnera d’un atelier pour les enfants – peinture, lecture, poésie, contes – et d’un spectacle vivant avec la projection de films, le théâtre et l’art plastique. Auparavant, la cérémonie de clôture officielle est prévue au Musée National le 1er juillet et sera l’occasion de montrer au public les créations qui ont découlé des résidences.
Rencontre avec un artiste
Ali Bâ, comédien jusqu’aux os
Ali Bâ est un comédien professionnel mauritanien. Le spécimen est difficile à croiser dans les « théâtres » de Nouakchott. Avec son cheminement, sa maîtrise des nouvelles techniques du spectacle et son talent, grâce à lui, le théâtre mauritanien a fait un bond en avant des quartiers populaires vers des scènes modernes. Attirée par « une simple passion en regardant des comédiens français et surtout les téléfilms africains notamment Burkinabé, je suis allé m’inscrire à l’atelier de Théâtre du Ccf mais je ne pensais que cela devait déboucher sur une carrière » confie – t- il. C’est en effet l’atelier en question qui a propulsé le jeune Ali Bâ ( né en 1979 à Nouakchott ) après moult formations avec des comédiens et metteurs en scène étrangers et des créations personnelles de ce club de théâtre. Ensuite le jeune prodige a pu bénéficier de bourses d’étude dans des écoles internationales de théâtre au Bénin et au Tchad. « Au Bénin, j’ai pu rencontrer des comédiens africains et des metteurs en scène européens avec lesquels on a fait des expériences. Ce qui m’a permi de créer un scénario intitulé, La Fidélité Cravachée que j’ai présenté au Festival de Contes et Arts Mimiques du Bénin. Dans ce pays, j’ai également compté par les invités du plus grand festival de théâtre en Afrique, le FITHEB » précise – t- il. Sur le tableau de chasse de l’artiste on dénombre aussi la présence au Festival International de l’Art Dramatique du Tchad en 2006 et au Festival International du Théâtre pour la Paix de Dakar en 2005. Ali Bâ est également co-auteur et acteur d’un court métrage sélectionné au Fespaco en 2005.
Depuis deux ans qu’il est de retour en Mauritanie, il a crée une structure nommée l’Atelier du Théâtre Nomade avec des amis mais évolue aussi au sein de sa propre compagnie. Ali Bâ a récemment adopté le 29 avril passé au Centre culturel français, le roman d’un illustre écrivain mauritanien, « Que le diable t’emporte de Harouna Rachid Ly » qu’il a intitulé « Le Séjour d’un Diable à Nouakchott ». Le spectacle a été fortement apprécié par le public.
Communiqué de presse
L'Alliance franco-mauritanienne de Nouakchott, située non loin de l'Ambassade du Maroc avenue De Gaulle, a accueilli mercredi 28 mai dernier les acteurs et participants du stage de français destiné non seulement aux agents du Ministère de l’économie et des Finances (MEF) et de l’ONS, mais aussi du Ministère de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration (MFPMA).
Lors de cette cérémonie de fin de stage, M. Régis CAMOIN directeur de l'AFM a rappelé les grandes lignes de cette action qui a permis la formation de 250 stagiaires lors du premier semestre 2008.
Lors de deux sessions successives de 4 semaines chacune, en janvier- février puis en mars-avril 2008, les agents ont été formés à raison de trois heures tous les après-midis, de 13h à 16h du dimanche au jeudi, soit 60 heures par session. Les trois heures étaient divisées en deux séquences avec un professeur différent, afin de diversifier les apprentissages tout au long de la formation et de permettre une pause "rafraîchissement". Le nombre important de stagiaires a permis une bonne répartition dans les différents groupes de niveau, de façon à avoir des classes les plus homogènes possibles, et ce après un test systématique de niveau d'entrée. Un groupe supplémentaire d'une dizaine d'agents, de niveau plus élevé, ont suivi des sessions qui avait lieu en fin de journée, mélangés avec des publics d’autres origines que le MEF. Dans la mesure du possible, et compte tenu de leur assiduité, les stagiaires grand débutants de la première session ont suivi également la seconde afin de consolider leur apprentissage.
Mme Françoise GIANVITI, chef du service de coopération et d'action culturelle (SCAC) à l'Ambassade de France, a rappelé que cette formation s’appuie sur le PAFIEM, programme d’appui aux administrations des finances et de l’économie mauritaniennes. Ce projet constitue un cadre de référence pour le financement de la modernisation de l’ensemble des directions des deux pôles, économie et finances. De nombreuses actions individuelles et collectives ont été financées ces dernières années au bénéfice des agents concernés. Au total, le PAFIEM a organisé un total de 550 stages de français à l'AFM depuis 2006, pour une enveloppe de 15 millions d'ouguiyas. La Coopération française, à la demande du MFPMA, va maintenant appuyer un projet concernant l'ensemble de l'administration mauritanienne, avec un objectif de 3 000 fonctionnaires à former en français.
M. Mohamed Ould CHEIKH, au nom du coordonnadeur du programme PREMIER, a exprimé sa satisfaction par rapport au sérieux et à l'assiduité des participants à ce stage. Les tableaux de présence sont là pour l’attester. Jusqu’au dernier jour, l’immense majorité des stagiaires se sont investis dans cette formation et ont passé avec succès les examens finaux. Les indicateurs de qualité ont progressé d’une session à l’autre depuis 2006 (pour la dernière session, 78 % des stagiaires ont passé l'examen final, avec 92 % de réussite). Cela s’explique en grande partie par les efforts de chaque direction pour la bonne identification des besoins de formation de ses agents, avec la mise en place d’un réseau des responsables Ressources humaines, impliquant 8 coordonnateurs (DGB, DGTCP, DGI, DGD, DGPE, Economie, ONS, MFPMA) sous la supervision d’un coordonnateur national, relevant du programme PREMIER. M. CHEIKH a remercié chaleureusement l’ensemble des formateurs et de l'équipe pédogique de l'AFM, qui ont fait preuve de dynamisme et de professionnalisme.
Les stagiaires présents se sont vu remettre une attestation de formation à l'issue de cette cérémonie. Le Directeur de l'AFM a offert aux premiers de chacun des groupes un ouvrage de français, comme récompence des efforts fournis. Enfin une petite collation était offerte pour clôturer de façon conviviale cette opération qui aura mobilisé beaucoup d'intervenants et d'agents, en vue d'une amélioration du fonctionnement des services au quotidien